Ostéopathie Animale

L’ostéopathie a été fondée par un médecin américain du siècle dernier : Andrew Taylor Still (1828-1917). En 1865, Il perd trois de ses enfants de méningite cérébro-spinale. Dès lors, il est obsédé par l’idée de soigner plus efficacement et se plonge dans l’étude intensive du corps humain, n’hésitant pas à déterrer des corps des tumuli indiens pour en étudier l’anatomie. Acharné à démontrer sa vérité, il se promène souvent avec un sac rempli d’os, qu’il utilise pour démontrer ce qu’il avance, ce qui le fait bien évidemment passer pour un excentrique. 
En 1874, il vit une expérience déterminante, parvenant à guérir un enfant atteint de dysenterie en n’utilisant que ses mains. Cette même année, il comprend tout à coup qu’il est sur le point d’élaborer une nouvelle approche médicale respectant les lois de la nature et de la vie et qui deviendra l’ostéopathie.

L’ostéopathie animale, a eu pour pionnier Dominique Giniaux. Vétérinaire dans l’Oise, ayant recours aux soins d’un ostéopathe pour soulager des difficultés personnelles, il a eu l’idée d’appliquer l’ostéopathie et ses concepts au règne animal, principalement, pour Giniaux, le cheval.

Le concept ostéopathique est de considérer le malade dans sa globalité. Pour traiter on doit d’abord rechercher la cause de la perturbation, puis la rééquilibrer, pour enfin laisser l’organisme se réorganiser.

L’ostéopathie intéresse :

  • Le système orthopédique et locomoteur
  • Le système neurologique
  • Le système neuro – végétatif
  • Le système cardio-vasculaire
  • Le système digestif
  • Le système génito – urinaire
  • Le système O.R.L et céphalique
  • Les séquelles et traumatismes

Le test ostéopathique : consiste à tester dans tous les paramètres de mobilité d’une articulation.

Les différentes techniques d’ostéopathie que j’utilise : toutes les techniques sont bonnes, je les utilise en fonction des dysfonctions trouvé, en fonction des besoins de l’animal :

Les techniques tissulaires : travail sur les tissus du corps, os, muscles, tendons, fascias, enveloppes viscérales, méninges, technique moins invasive, et plus douce, permettant de travailler toutes les « couches » du corps.

Les techniques structurelles : elles concernent le squelette et les muscles, ce sont des actes « mécaniques, réglables en vitesse, en masse et en amplitude (haute vélocité, faible amplitude), appliqués le plus localement possible sur les tissus. Le but est de lever la barrière qui empêche le corps de fonctionner normalement
Les ostéopathes ne forcent jamais les articulations au-delà des limites physiologiques. La force appliquée, appelée trust, sert par sa spécificité et sa rapidité à provoquer un réflexe qui permet la récupération de la mobilité et la cessation des phénomènes de douleur.

Les techniques crâniennes/faciales : travail sur la ligne « crânio-sacrée », c’est à dire du crâne à la croupe, avec toute la colonne vertébrale au milieu, je travaille à l’aide des fascias, composé de tissus conjonctifs, qui entourent toutes les structures, os, muscles, viscères…

Les techniques viscérales : travail direct ou indirect sur les organes, on cherche à redonner de la mobilité au organes en dysfonction afin d’optimiser leurs fonctionnements.

On retrouve aussi souvent des vertèbres en restriction, qui sont directement liées au organes via des attaches ligamentaires/mésos/fasciales et qui peuvent donner des restrictions au niveaux des organes, et inversement. Ou alors on travaille sur des organes en dysfonctionnement suite à des maladies, comme les insuffisances hépatiques du foie par exemple.